30.01.12
Zéro pépin
Et on poursuit les recettes pour préparer les garnitures des crêpes. Après le caramel et son petit grain de sel, c'est au tour du lemon curd coeur de faire ses preuves d'amitié.
Mon zeste d'amitié à partager ... hélas mes petits pots ne sont pas si hermétiques qu'ils n'y paraissent, donc je ne m'aventure pas dans l'envoi postal, mais le coeur y est.
La recette pour un pot de confiture standard : 2 citrons bio + 2 oeufs + 125 g de sucre en poudre + 50 g de beurre doux. Cuisson au bain-marie. Prévoir 20 minutes devant vous.
Zester un citron, presser les deux citrons, hop tout le monde dans la casserole.
Verser le sucre, remuer et chauffer à feu doux.
Battre les oeufs dans un bol et les incorporer tout en remuant, puis rajouter le beurre.
Mettre à feu fort et continuer à remuer. Le mélange s'épaissit, il faut continuer à remuer 15 minutes.
C'est terminé ! mise en pot et léchage de la cuillère en bois. Laisser refroidir le pot qui se conservera au frigo (sauf si des gourmands passent pas là).
(La prochaine fois je ne mettrai pas le zeste, ça n'apporte pas grand chose et ce n'est pas terrible de se retrouver avec de longs filaments, merci le zesteur ikéa :/ )
Vous avez encore quelques jours pour vous entraîner à réaliser des chefs d'oeuvre, de quoi épater la galerie pour la Chandeleur.

28.01.12
Mon petit grain de sel ...
... dans la cuisine !
Le Mec est breton 100 % pur beurre, en toute logique il endosse le rôle de maître crêpier (sans le chapeau rond) avec sa billig Krampouz (la plaque des Bretons et des forains). Ca c'est la version idyllique que sa famille et ses collègues de boulot aiment croire.
Dans les coulisses c'est différent : bye bye l'énorme billig sur laquelle il faut cuire un oeuf pour la préparer, puis la graisser, atteindre la bonne température, bien étaler la pâte. La tradition et le folklore ça va un temps.
Dans les faits, je suis préposée au poste de crêpière clandestine avec une crêpière basique Téfal. C'est moi qui fait la pâte, la compotée pomme-coing, le caramel au beurre salé. Cette semaine, tel le petit chaperon rouge, Le Mec partira au boulot avec son petit panier gourmand pour combler ses collègues.
Si vous voulez dire "c'est moi qu'il l'ait fait faire", suivez la recette pas à pas chez Tout le monde à table (qui fête ses 3 ans de blog gourmand).
Pour la déco : du kraft, du papier blanc, une perforatrice dentelle, une perforatrice coeur (mais un dessin peut faire l'affaire), un feutre blanc, de la colle et surtout du coeur.
Un rendez-vous sucré que je partage chez Chocoladdict et un clin d'oeil à une petite Fleur de Sel.

27.01.12
La culture c'est comme la confiture
Photo Vik Muniz
Vik Muniz - Double Mona Lisa - série After Warhol - 1999 - Beurre de cacahuètes et confiture
L'artiste Vik Muniz joue avec l'imagerie populaire et propose un "musée imaginaire". La fondation Lambert lui consacre sa première rétrospective en France : un focus sur son oeuvre qui est loin d'être simpliste mais très accessible.
Texte AFP :
De loin, on croit voir des Picasso, Monet, Cézanne, des portraits de Freud ou Dietrich. De près on découvre puzzle, confettis, chocolat et diamants... les oeuvres en forme de "casse-tête" du Brésilien Vik Muniz s'exposent à la collection Lambert en Avignon.
"Il réinterprète des oeuvres" souvent très connues dans l'imagerie populaire, créant "un monde à la fois familier et différent de l'original", explique le galeriste d'art contemporain Yvon Lambert. "Il a envie que les gens s'intéressent à l'art, et nous aussi".
"Je ne viens pas de ce monde-là. La première fois que mes parents sont entrés dans un musée, c'était pour voir une de mes expositions, je garde toujours ça en tête et n'imagine jamais un public spécialisé", poursuit-il, regrettant "une espèce d'élitisme" de l'art contemporain. (AFP)
Né en 1961 dans une famille modeste de Sao Paulo, sous la dictature militaire qui forgera son caractère, Vik Muniz passe son enfance à griffonner. Son père est garçon de café, sa mère standardiste. Sa grand-mère est "fascinante". "Elle avait appris à lire toute seule, elle vivait dans le chaos des signes" dont elle lui transmet l'amour.
"A l'âge où les enfants arrêtent d'être artistes et abandonnent le rapport direct au monde visuel à force d'être exposés au langage écrit, moi j'ai commencé à dessiner. J'étais l'enfant qui faisait les caricatures de profs, les affiches de l'école".
A 14 ans, une bourse lui permet d'étudier le dessin, le soir après les cours. Il apprend l'art loin des musées, via des reproductions dans des magazines, où les couleurs tantôt criardes tantôt passées lui donnent le goût des images à multiples facettes.
Mauvais élève, le Brésilien abandonne vite les études, pour la publicité. Jusqu'au jour où il croise le chemin d'un "type très riche", dont il sauve la vie lors d'une bagarre. "Il m'a acheté un billet d'avion pour aller aux Etats-Unis, je devais y rester six mois pour apprendre l'anglais, depuis je n'ai plus quitté New York".
"J'absorbais la culture par immersion, je rencontrais des artistes, visitais des petites galeries". Entre "mille petits boulots", il tâtonne et peu à peu met au point la méthode qui fera son succès: projeter une oeuvre sur le sol avec un vidéoprojecteur, la reproduire avec des matériaux solides ou liquides, et enfin photographier l'installation.
Parmi les 110 oeuvres exposées à l'hôtel de Caumont, figurent des portraits d'enfants en sucre, Pollock et Freud en chocolat, des prisons imaginaires en épingles et fils, une Joconde en confiture, les divas d'Hollywood en diamants, des monstres en caviar...
L'apparente simplicité cache souvent des prouesses techniques. Pour "La Japonaise" d'après Claude Monet, Vik Muniz raconte avoir manié le pigment rouge, "véritable poison", avec masque et gants pendant six mois. Là, "cela fait deux ans que j'essaie de faire une image en acier liquide. La température est si élevée qu'il faut photographier à travers un miroir très épais", souligne l'artiste.
Dans un registre social, une salle permet de découvrir les portraits de trieurs de détritus dans une immense décharge à ciel ouvert de Rio, réalisés par les intéressés eux-mêmes avec des capsules de bouteilles, vieux plastiques et autres déchets. Une aventure racontée dans le documentaire "Waste Land", nommé aux Oscars et projeté à Avignon.
A découvrir aussi, du haut d'une passerelle installée dans l'église des Célestins, un paysage de branchages, fleurs séchées et aromates, sur le modèle d'un chef d'oeuvre de Van Gogh. Point de vue garanti.
"Le Musée imaginaire", Vik Muniz. Jusqu'au 13 mai.
Collection Lambert - 5 rue Violette - 84000 Avignon
Tous les jours sauf le lundi, 11h - 18h - Fermé le 1er mai - Tarif 7 €
Le défi de la Chandeleur : tenter d'innover dans l'étalage de culture confiture sur vos crêpes. Vous me montrerez vos chefs d'oeuvres ;-)

26.01.12
Le soleil c'est dans la tête (tu parles)
Après le sapin qui peine derrière la baie vitrée à Marseille, puis le sapin qui regarde tomber la neige dans les Alpes, nous avons opté pour le sapin qui hésite à commander un parapluie au Père Noël.

La fin d'année fut donc iodée et humide en Bretagne.
Quelle brillante idée ! un séjour sponsorisé par les marchands de mouchoirs et de polaires. L'album photo gardera en mémoire ce premier rhume familial mais aussi quelques jolies lumières.
Pourquoi j'aborde ce sujet un mois après ? parce que la météo est déprimante et que la dernière fois que j'ai vu un ciel si bas et couvert c'était justement pour Noël. D'ailleurs il devrait neiger dans mes Alpes natales. Comme quoi il n'y a pas que de l'amour dans l'air.

25.01.12
Aller au ballon

Tribune du stade Vélodrome - 13008 Marseille
Peut-être que "ballon" figure sur le podium des trois premiers mots prononcés par les bébés marseillais. Toujours est-il que si ce n'est pas le cas, il est très vite intégré dans le vocabulaire courant.
A peine en âge de tenir assis, hop "ballon". Et comme tous les espoirs sont permis et ne coûtent rien, les parents (les mères autant que les pères, j'ai souvenir d'une maman qui me rapportait que son fils de 6 ans était pressenti comme un futur espoir et qu'elle comptait sur lui pour les sortir de leur HLM, mère en mode Zizou II) motivent leur progéniture à taper la balle (et en tant que géniteurs-supporters ordonnent aussi de tuer l'adversaire, très fair-play, ça donne "mais tuuuuuue-le", et je vous passe les noms d'oiseaux qui sont échangés comme s'il y avait un enjeu majeur, mais bon c'est vital le foot pour certains).
Entraînement sur tous les terrains, dans la rue, au parc, à la plage, matches du week-end, aller au ballon c'est partir au foot.
Une religion finalement qui veut que quiconque ne saute pas n'est pas Marseillais.
Car les moins sportifs vont aussi au ballon. Ils vont au stade dont vous connaissez forcément le nom.
Vivre à Marseille suppose immanqueblement de vivre la passion du foot (nous on subit vit par procuration celles de nos voisins qui hurlent tant de bonheur que de dépit les soirs de matches, les yeux rivés sur leur immense écran acheté pour, mais aussi par les klaxons des scooters et des voitures).
Alors cela va vous surprendre mais je vous propose de vous immerger dans la culture footballistique en visitant l'incontournable Vélodrome. Un tour dans les coulisses du stade, c'est parti !
Le Vélodrome ressemblera à ça en 2016 à l'occasion de la Coupe d'Europe de football :
Un grand merci au Mec qui a fait la visite pour vous ;-)
Stade Vélodrome - 3 boulevard Michelet - 13008 Marseille (Réservez votre visite en ligne sur Om.net)
Le dico 51 est un rendez-vous hebdomadaire jusqu'à l'inauguration de Marseille 2013 dans 51 semaines.

24.01.12
Fier de l'être
Dans la vie il y a les Marseillais et ceux qui rêvent de le devenir. Non, on exagère à peine, c'est dans les gênes. Et puis exagérer n'est pas mentir.
Si ma carte d'identité ne stipule pas Marseille comme lieu de naissance j'ai tout de même entendu le parler marseillais pendant des années. Les fameux doryphores* qui montaient au ski, se gamellaient comme des bleus, et repartaient fiers comme Artaban, heureux de conserver à leur fermeture éclair de blouson le forfait attestant de leur présence sur les pistes d'une grande station de ski familiale.
Et puis je suis montée à la capitale. L'accent chantant camouflé, me trahissant lorsque je disais "rose" (selon le job c'est facile de zapper ce mot, mais moi je devais le prononcer régulièrement), j'avais droit à "Vous êtes de Marseille ?"
D'autres ne parvenaient pas à dissimuler l'accent chantant et se collaient à moi comme des expatriés prêts à sympathiser par tous les moyens juste parce qu'on avait ce petit truc en commun. Syndrome du franchouillard qui bondit sur l'occasion de te rabattre les oreilles qu'il situe ton ancienne adresse et rien que ça, ça le met en liesse.
Laissant dernière nous une vie trépidante et stressante, nous avons eu notre première boîte aux lettres à Marseille. Puis une seconde, et il a même fallu rajouter un prénom dessus. Effet d'éponge, sentiment d'appartenance au village (Marseille est un village), Le Mec a vite intégré le vocabulaire pagnolesque. Une chose est sure, Midinette est Marseillaise et elle entendra le son des cigales mais aussi de drôles de mots provenant de notre bouche ... mais surtout de celles des autres et là c'est un peu sans limite.
A l'oral je me surprends à employer ces expressions pittoresques. Ici je me tiens.
Mais comme l'an prochain la cité phocéenne fera sa belle à l'occasion de Marseille 2013 capitale européenne de la culture, je me sens d'âme généreuse de vous initier au parler marseillais. On ne se foulera pas trop, on est dans le Sud, doucement le matin, pas trop vite l'après-midi un rendez-vous hebdomadaire. C'est sans prétention et avec ma vision des choses. Si vous êtes du cru, vous pouvez faire les grandes bouches et rajouter votre anecdote.
Alors j'entends les tâtillons : 51 semaines, on est déjà le 24 janvier, ça commence en retard. Bé voui, c'est le célèbre quart d'heure marseillais, je suis à la bourre. Et puis si vous n'avez pas compris l'allusion au 51, peuchère ... J'ai une excuse toute trouvée : le week-end d'ouverture de Marseille 2013 tombe les 12 et 13 janvier donc dans 51 semaines.
Demain rendez-vous dans un lieu improbable pour moi qui fait vivre le coeur des Marseillais. Prenez vos écharpes !
* de l'expression "tiens, les doryphores arrivent" : comprendre les Marseillais débarquent et se sentent chez eux comme les ravageurs sur les plants de pomme de terre.

23.01.12
Le bel atelier
Parfois la déco ça rend dingo.
Monter à Paris signifie anticiper pour profiter des tarifs Prem's, croiser les doigts pour avoir une chambre pas trop chère dans notre hôtel bien pratique All seasons Bercy (sur la ligne 14 donc, ascenseur power, et accès facile pour aller de la gare de Lyon à la gare Montparnasse). Mais il y a encore une donnée en prendre en compte. C'est là que ça se complique.
Je VEUX et j'EXIGE de faire un tour du côté du Petit atelier de Paris. Petite boutique nichée à deux pas (un peu plus en fait) de Beaubourg. Et pourquoi c'est si difficile de tout concilier ? parce que les deux personnes qui tiennent la boutique Jae-Hyun Cheong et Stéphane Froger (en plus de leur adorable chien japonais nommé Pompon) ne sont pas dans une logique de surproduction (on ne va pas les blamer de faire du beau en petite quantité) et n'ouvrent l'espace vente que du jeudi au samedi. Et parfois ils prennent même congés pendant que je suis de passage dans la capitale.
Ca semble déraisonnable mais c'est comme ça, je bloque ma date de montée à Paris ou date de retour pour que ça coïncide avec les jours d'ouverture du Petit atelier de Paris. Oui, ri-di-cu-le ! surtout qu'il existe une boutique en ligne avec une maigre petite sélection de leurs réalisations. Mais j'aime tant pousser la porte de leur atelier, découvrir s'il leur reste une maisonnette numérotée (et tomber sur les chiffres qui me manquent, car là aussi c'est selon leur production). Découvrir des nouveautés non présentées sur leur blog et leur boutique en ligne. Et le vrai régal réside dans l'emballage : boîtes en bois, ficelle, pochette calque ou kraft ligotées par une ficelle et un bouton de céramique estampillé Le Petit atelier de Paris. Toute cette délicate attention dans l'emballage quel que soit la valeur du contenu est si rare qu'elle en devient un petit rituel.
Dans ma valise, il y a donc 2 maisonnettes à 5 € (numéros 7 et 20) et des futurs cadeaux.
Photo Le Petit Atelier de Paris (parce que je n'ai voulu faire ma greluche à sortir mon appareil photo)
J'ai failli craquer sur les fèves 2012 éditées à 100 exemplaires, 60 € tout rond (un peu trop pour mon budget) et hélas personne de mon entourage ne m'a glissé ces fèves dans la galette.
Vivement la prochaine virée parisienne :D
Le Petit Atelier de Paris / 31 rue de Montmorency / 75003 Paris / ouvert du jeudi au samedi de 13 h à 20 h.

22.01.12
Beaubourg sans y entrer
L'expo Munch ne me tentait pas, plus de place dans les bagages pour dévaliser la boutique et pas de creux pour un snob fromage blanc et son coulis sur le toit. Première fois que je suis devant Beaubourg et que je n'y mets pas les pieds.
En prime, il y avait le petit chaperon rouge à la bibliothèque, on a eu peur du Loup. Et pourquoi y aller alors ? parce que c'était sur notre chemin.
Finalement c'est une petite expo qui a fait la blague : "Jubilations héroïques, Bruxelles, pépinière de talents". Pas un chat, un accès facile avec la poussette, entrée libre et un coup de coeur : hélas la seule oeuvre non mise en vente, pfff !
Charlotte Marchand - Indienne au jardin - Technique mixte - 2010 - 187 x 150 cm (mon coup de coeur)
Samir Willems - Speech bubble - Impression jet d'encre - 6 cadres noirs - 2011 - 50 x 50 x 4.5 cm
Demain vous saurez pourquoi j'ai traîné ma petite tribu dans ce secteur.
Dans le cadre de Bruxelles la Belle : Jubilations héroïques, Bruxelles, pépinières de talents
Centre Wallonie Bruxelles à Paris - 10 novembre au 29 janvier 2012 - gratuit

10.01.12
Pour les grands et les petits
Finir l'année avec des activités d'enfants : faire un tour de carroussel devant l'Hôtel de Ville de Paris, zapper le marché de Noël des Champs Elysée, s'engouffrer au Grand Palais pour voir l'expo "Des jouets et des hommes".
Première expo à trois à Paris et la hantise que la poussette ne nous coince. Pas de souci : parking à poussettes, prêt de porte-bébé, appareil photo, sacs et manteaux au vestiaire, c'est très léger que nous avons arpenté les différents univers des jouets.
Attention on parle bien de jouets et non de jeux. Jouets de 1000 ans avant JC jusqu'à nos jours en Occident. L'occasion de découvrir ce qui faisait rêver les enfants de l'Antiquité, de regarder ce que nos arrière grands-parents auraient pu demander au Père Noël (dans nos cas, une orange remplissait le chausson tandis que d'autres avaient la chance de prétendre aux jouets des grands magasins), puis de se coller aux vitrines pour dire "oh celui là je l'avais, par contre lui je ne l'ai jamais eu", et de constater la laideur des produits actuels.
Un parcours dans lequel on découvre que les animaux ont la côte avec le premier âge, puis que les univers sexués prennent le dessus : les gamines à couettes se pâment devant l'électro-ménager, les nurseries, les dressings de poupée tandis que les héroïques chevaliers, les conquérants, l'espace, les robots remplissent les terrains de jeux des garçons.
Une autre zone est dédiée aux dessins animés et aux jouets dérivés (moches).
L'expo fleure bon l'esprit de Noël avec une, deux ou trois générations qui se retrouvent à avoir le même regard d'enfant.
Des jouets et des hommes - Grand Palais, Galeries Nationales - jusqu'au 23 janvier 2012 -Tous les jours (sauf le mardi) de 10h à 20h, nocturne le mercredi jusqu’à 22h - 11 €.

08.01.12
S'attacher à Paris
Si c'est à Aix-en-Provence que nous nous sommes amourachés, c'est à Paris que nous avons partagé notre boîte aux lettres.
Plusieurs années à vivre à fond, un rythme de dingue que nous ne pourrions pas reprendre. Désormais c'est en touriste que nous nous baladons dans la capitale. Des petites parenthèses pour faire des expos, prendre un chocolat chez Angélina, se goinfrer de macarons, découvrir des boutiques, flâner ... et cette fois-ci nous avions un truc à faire. Un truc d'amoureux : accrocher un cadenas (oula le truc à peine vu et revu) et jeter niaisement les clés dans la Seine. Et oui, on l'a fait. En voila un qui est casé (car j'en ai offert trois au Mec, les autres iront à l'étranger s'il parvient à me faire prendre l'avion).
Les passants sourient, regardent de plus près, prennent des photos. Tant de cadenas et si peu à la fois.
Et d'autres empruntent le pont en traçant, blasés par cette dégoulinante eau de rose qui parfume le lieu. Et comme tout le monde sait, le parisien est aigri.
Pont de l'Archevêché - 75004 Paris









































