Une note blanche

Une note blanche au fil de mes découvertes. Une façon de noter noir sur blanc mes coups de coeur. De la déco, du design, de l'art ... et un tas de futilités !

17.03.14

Non merci, je n'ai pas faim

 

Source (j'ai fait vite pour choisir sur Google images, je ne voulais pas vous faire dégobiller votre petit déj')

Le mois dernier, comme chaque année pour l'entrée du Carême, nous avons reçu du Pays Bigouden, notre pain doux. 

Alors avec ma maigre expérience, 12 années de pain doux, je peux vous affirmer qu'il y a autant de recettes que de boulangers-pâtissiers. Rond et presque plat, ou joufflu comme une brioche parisienne, rectangulaire comme un pain de mie, la pâte serrée, avec des amas de pâte (comme des pépites), une pâte aérée, avec ou sans raisins imbibés de rhum ... décidément je ne sais toujours pas à quoi m'attendre. C'est bourratif, plein de calories, un vrai étouffe-chrétien. On préfèrerait recevoir des macarons de Philomène (Quimper).

De l'avis du Mec, 40 années de pains doux, ça n'a rien à voir avec ceux de son enfance et encore moins de ceux de son feu-boulanger de grand-père. 

Fort heureusement Chotten, la tête de cochon grillée ne faisait pas partie de l'envoi. J'ai fait cette effroyable découverte dans le frigo familial, ahhhhhh vision d'horreur, mix de Kho Lanta et de bizoutages de fac de médecine. 

Alors oui, à bien y réfléchir, j'ai certainement déjà mangé de la tête de cochon dans des merguez ou des saucissons, c'est bien connu, la force du porc c'est de se recycler à 100 %. Le fameux tout est bon dans le cochon. 

Notre consommation porcine est réduite au saucisson au roquefort, garanti viande française, autant dire made in BZH dans les porcheries industrielles, où le groin vit au rythme de la lumière des néons, où l'animal adulte n'a pas la place de faire un tour sur lui même. 

Exit depuis des mois la tranche de jambon cuit dont l'analyse ADN révèle au moins 3 porcs différents, les additifs, l'arôme caramel, les injections d'eau salée pour gagner en point ... cela ne nous manque absolument pas, un aliment froid et humide au milieu d'un sandwich ça se remplace bien avec un fromage au lait cru bien couillu. 

Nous retenterons l'approche porcine avec de la pata negra, l'excellence, le respect des conditions de vie de l'animal, la consommation avec parcimonie. 

Et ce n'est pas une lubie citadine, la famille bigoudène a depuis bien longtemps viré de son alimentation la viande de porc, les produits transformés, les poulets pouic pouic, les boîtes de sardines vernis au bisphénol. Alors ça fait tache dans une région "paysan breton" où règne l'industrie agroalimentaire mais où boire de l'eau en bouteille est devenu naturel. 

Ca me rappelle le courage d'un préfet (de mon département) qui a un jour laché "mes amis j'y tiens, je ne leur sers pas des produits locaux, manger local ce n'est pas forcément bon ni sain" (au pays des pommes traitées 34 fois par an ... une pomme par jour n'éloigne pas forcément du médecin).

Bon et alors on mange quoi, quand on est là bas ? et bien du poisson, on est à côté des pêcheurs ... la carte postale quoi ! ah mais non, on prend un ticket au rayon marée du Leclerc*, et je vous garantis que l'on a le temps de prendre racine tant il y a du monde devant vous (cela ne nous change pas, ici, pas plus de poissonnerie, le poissonnier c'est Auchan ou Carrefour, c'est d'un navrant !).

Et sinon on pousse le caddie au Biocoop, notre accent du Sud met un peu de vie dans le magasin. Parce qu'on ne peut pas dire que ce soit funky les magasins bio. 

Et pourquoi je vous parle de ça ? et bien car un lecteur venu du Pays Bigouden est venu poster un commentaire sur un billet daté de février 2010. 

* Je croise les doigts pour que le père Noël ne m'amène pas le nouveau foulard Le Minor que le personnel arbore depuis quelques jours et qui pourrait bien être vendu. 

 

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Posté par Heidi_13 à 06:05 - Joli péché - Commentaires [0] - Permalien [#]

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