08.01.12
S'attacher à Paris
Si c'est à Aix-en-Provence que nous nous sommes amourachés, c'est à Paris que nous avons partagé notre boîte aux lettres.
Plusieurs années à vivre à fond, un rythme de dingue que nous ne pourrions pas reprendre. Désormais c'est en touriste que nous nous baladons dans la capitale. Des petites parenthèses pour faire des expos, prendre un chocolat chez Angélina, se goinfrer de macarons, découvrir des boutiques, flâner ... et cette fois-ci nous avions un truc à faire. Un truc d'amoureux : accrocher un cadenas (oula le truc à peine vu et revu) et jeter niaisement les clés dans la Seine. Et oui, on l'a fait. En voila un qui est casé (car j'en ai offert trois au Mec, les autres iront à l'étranger s'il parvient à me faire prendre l'avion).
Les passants sourient, regardent de plus près, prennent des photos. Tant de cadenas et si peu à la fois.
Et d'autres empruntent le pont en traçant, blasés par cette dégoulinante eau de rose qui parfume le lieu. Et comme tout le monde sait, le parisien est aigri.
Pont de l'Archevêché - 75004 Paris

07.01.12
Faire sa provinciale
Monter à Paris, aller à la capitale, faire un détour par Paname ... purée que ça fait du bien ! surtout quand il s'agit du premier séjour hors famille.
Nous avions à coeur de présenter la ville à Midinette. Elle aime ce qui brille, ça tombe bien !
Quoi de mieux que de lui acheter une mini-tour Eiffel l'emmener sous la tour Eiffel. En réalité nous avions rendez-vous avec un copain venu en voisin et blasé comme un parisien si habitué à la voir de chez lui que c'était la première fois qu'il prenait la pose, l'occasion de jouer aux touristes ...
... et pour moi de la photographier différemment.
Nous n'avons pas poussé le bouchon en l'invitant à faire un tour de manège. Le temps de quelques clics et la dame scintillait. Des petits yeux brillaient aussi. La magie de Paris opère.

06.01.12
Noël sur le bout des doigts
La maison de l'artisanat et des métiers d'art dévoile la fabuleuse histoire du Père Noël.
L'occasion d'approfondir nos connaissances : les rites de l'Avent, Saint Nicolas, le solstice d'hiver, la lettre à Virginia, les autres distributeurs de cadeaux,
Snegouochka la fille de Neige part avec Ded Moroz grand père Gel en Russie pour faire sa tournée le matin de la nouvelle année Collection Galerie Pouchkine - Strasbourg
... les lutins,
... Santa Claus, l'origine du mot Noël ...
Père Noël marseillais - Aquarelle - Catherine d'Ortoli - 2011
Père Noël - Aquarelle - Richard Campana - 2011
Evidemment à Marseille, le Gros barbu s'adapte aux moyens de locomotion locaux. Peu chère, il ne neige pas ici, ce serait la galère avec un traîneau.
Lisez bien l'agenda du Père Noël, vous pouvez souffler il ne se penche sur votre cas qu'en décembre, d'ici là vous pouvez être sage ou pas, ça compte pour du beurre.
Un clin d'oeil aux Italiens qui redoutent aujourd'hui que la Befana ne leur offre du charbon alors que nous allons nous empifrer de gâteaux des rois ou de gâââââlettes parisiennes.
Exposition jusqu'au 14 janvier 2012 - Entrée libre du mardi au vendredi de 10h à 12h et de 13h à 18h . Le samedi de 13h à 18h au 21 Cours d'Estienne d'Orves - 13001 Marseille

05.01.12
Dans les coulisses du Père Noël
Paris a ses vitrines magiques pour illuminer les yeux des petits et des grands. Pour avoir eu un mauvais avant-goût avec BFM Business avec le directeur des vitrines du Printemps et l'interview de l'équipe aux doigts de fée pour mettre en scène les marionnettes, j'avais quelques craintes qu'en aux mises en scène de Monsieur Karl. Des blogs et des vidéos plus tard, j'ai rayé de ma liste des "faut qu'on y aille" cette institution. Tant pis pour Midinette.
Si on m'avait dit que j'allais trouver mieux à deux pas de chez nous. Le train Coca-Cola passait le 21 décembre en gare Saint Charles. Une mauvaise information sur la voie puis le chemin moyennement balisé.
Le train était sous très bonne surveillance, enfin c'est quand même le Père Noël. Notre poussette fut stockée sur les rails sur un parking à poussettes. Le Mec a tiqué de peur qu'on ne nous la vole (la même semaine on nous a volé le manteau Kenzo de Midinette, posé sur la poussette). La Rolls Royce sous haute surveillance (le garde du corps nous a dit avoir protégé Albert de Monac' alors on a eu l'esprit léger, puis il ne rigolait pas le monsieur à l'accent slave, rien à voir avec les vigiles locaux), on a fait la queue (et à Marseille ça signifie au moins faire les gros yeux pour ne pas se faire passer devant). Une halte pour la photo de famille (gratuite) avec le Gros barbu et ensuite la montée à bord.
On a zappé le départ du train en 3D pour profiter du coup en totale intimité des wagons décorés. Ambiance forêts de sapins blancs, renne, pingouins, ours, traîneau de cadeaux, puis la cuisine du Gros barbu avec des assistantes souris et marmottes, le salon avec cheminée et sapin décoré,
les ateliers des lutins : de la réception du courrier à la fabrication des jouets,
les paquets prêts à partir ... et cela a suffit à faire briller nos yeux de gamins. Midinette en robe de velours rouge semblait à son aise (en même temps elle est bien de partout, pas farouche ni impressionnable).
Et en sortie, on a récupéré la Rolls.
De jolis décors, une équipe bien rodée, le truc bien ficelé signé Coca mais qui ne transpire pas la pub à tout va, on craignait l'estampillage soda sur chaque mètre carré.
Vivement le train de 2012.

04.01.12
Icônes
9 jours d'expo au Palais de la Bourse et c'est évidemment le dernier jour (le 21 décembre) que nous nous y sommes rendus sans penser sortir le porte-monnaie. Mais à l'intérieur, j'aurais bien souhaité que le Gros Barbu fasse preuve de bienveillance et me dépose une toile sous mon sapin. Préférant arpenter les allées du marché aux santons, il n'a donc pas entendu ma demande de dernière minute. Tant pis !
2011 n'aura pas rimé avec achat d'oeuvre même si l'envie fut plus que présente. Tâchons de trouver d'autres occasions en 2012 (un autre bide à Paris dans une galerie où toutes les oeuvres étaient à la vente SAUF celle que j'aimais, y a forcément quelqu'un qui m'en veut).
Mais cette expo m'a surtout permis de réaliser à quel point certains n'ont pas accès à la culture ou la pauvreté culturelle. Une dame accompagnait trois mamans et leurs enfants (en âge d'être en primaire), une invitation à découvrir l'Art, une analyse plus que simple pour aborder les oeuvres. "Les artistes s'inspirent des oeuvres très connues, Picasso est un très grand artiste, il est mort, il est très connu." En retour des regards dans le vide, médusés.
"Mère Teresa a donné sa vie pour les autres, c'était une personne très célèbre, là l'artiste a fait un portrait d'elle fumant un joint". Pas plus de réaction. Ayant traîné dans un musée dès ma première paire de chaussures, c'est très attristée que j'ai écouté ce monologue, partagée à l'idée de me dire qu'un premier pas dans une expo signifiait l'envie de découvrir mais mitigée par ce gâchis de ne pas connaître ce qui fait notre patrimoine culturel commun. Dans une société de l'image, cette mise à l'écart me peine même si ce n'est pas vital de reconnaître un tableau, condition sine qua non ici pour comprendre cette expo de détournement. Je suis donc sortie sans oeuvre sous le bras faute de budget mais avec cette immense richesse gratuite : une soif d'expo et d'art.
Petit clin d'oeil Coke pour le billet à venir.

01.01.12
Des envies de ...
... ne pas vous souhaiter une bonne année, ça ne rime à rien, c'est lisse et sans saveur, et ça devient lassant.
Juste vous dire de ne pas vous focaliser sur des voeux, des résolutions, mais de sauter sur toutes les occasions de glâner des petits et des grands bonheurs au quotidien sans attendre demain.
Croquez la pomme vie les amis !
(Ok en 2010 c'était presque les mêmes intentions, et en 2011 j'ai zappé, le fameux syndrome du neurone unique, comme quoi on a su la prendre la décision d'adultes)






































