13.05.11
Seconde main
Le ménage de printemps n'a pas eu lieu cette année, c'est fort dommage car je me serais bien vu tenir mon bout de trottoir comme les années précédentes.
Non, cette saison, on a changé de camp. Ca a tout de même un gros avantage : ne plus mettre le réveil à 5 heures. Quoi que de toute façon, les oiseaux se chargent de nous rappeler que l'ami Ricoré va bientôt débarquer.
Le dimanche, c'est donc vers les 8 heures (autant dire presque la fin de journée pour les vendeurs) que nous partons tout guillerets arpenter les vide-greniers. (Notez le pluriel "vide-greniers" car c'est devenu tellement à la mode qu'on pourrait parler de marathon des vide-greniers tellement les occasions se multiplient : braderies des crèches, vide-greniers des écoles, et autres géants de l'organisation qui en font un réel business à 20 € le stand).
Le ventre rebondi je suis dans la cible parfaite des mamans navrées d'avoir tant de kilos de fringues à évacuer des armoires, et anéanties par le butin que cela a pu représenter à l'achat. A coup de "madame, j'ai forcément ce qu'il vous faut !" comme si ventre rond rime forcément avec achat de biberons ou de chaussons. Je pourrais faire le déplacement à la recherche d'un objet déco, d'un livre ancien ... Mais oui, nous allons aux vide-greniers pour remplir le dressing de bébé (La Recessionista, fais gaffe, y a de la relève :D ).
Après l'achat Ebayen du lit qui a divisé nos proches (à savoir que certaines copines auraient quasiment fait un don ou prévenu les services sociaux pour futur crime de bébé qui devra s'accomoder d'un lit déjà testé et approuvé par un autre bambin), Le Mec et moi n'avons pas envie de nous endetter pour des vêtements. Et en grands débutants, nous ne savons pas même si notre progéniture sera gaillarde, découvrira ou pas la canicule, ni quelles couleurs lui iront au teint. Bref, autant dire qu'on achète sans trop savoir et qu'à tout petit prix, ça ne nous engage pas des masses.
Autre facteur à prendre en compte, les virées Obaïbiennes ont eu le don de nous horripiler avec les étiquettes "designé en France, fabriqué en Chine". Pourquoi ne pas assumer et indiquer "une énorme marge pour nous" ? D'autres enseignes ne nous ont pas plus convaincus, de la mode à petit prix à Jacques a dit (d'ailleurs même groupe que Obaïbi).
L'amoncellement de fringues pour notre midinette fait déjà peur et nous nous voyons déjà à notre tour passer le relai et revendre toutes ces fripes. Sinon à ce rythme on fera de l'ombre à Boltanski avant l'entrée en maternelle !
Désormais le combat à mener reste de démontrer aux proches que non, nous ne ferons aucune liste de naissance (on a tout alors) et qu'on ne veut pas recevoir en cadeau des pyjamas qui ont coûté un bras. Là, encore public convaincu à 50 % qui nous confortent à coup de "vous avez bien raison, entre ce qui ne sera pas à vos goûts, ce que vous ne lui mettrez jamais, et cet argent dilapidé". Pour les autres, on sort l'arme de guerre : on veut partir en thalasso !!! en réalité Le Mec préfèrerait se voir offrir un nouveau séjour là, mais bon, on ne trouve pas trop d'excuses pour justifier la destination.
Et vous, allergique ou adepte de la fripe ?
PS : Le Mec est aussi de seconde main tout comme moi, mais il ne sera pas bradé ni mis en vente. :D






Ouh là là, comme je suis d'accord avec toi... Je ne vois pas l'interêt de couvrir les enfants de robes baby Dior dessinées en Europe et au moins fabriquées au Pakistan ou de body en cashemere. Moi les enfants, ils seront en Petit Bateau empruntés aux copines et cie. Enfin si j'arrive à faire accepter ce genre de chose à ma mère et ma belle famille. Rien qu'à l'idée, ça me stresse ! Et oui à la Second Hand !(Courage).