05.11.10
Terrain fertile
Avant tout, un grand merci à Vert Cerise sans qui j'aurais râté ce rendez-vous au Centre Culturel de Suisse. La blogo, y a pas à dire c'est l'occasion de partager des coups de coeur, des bons plans et parfois je peux voir de mes propres yeux certaines de ces petites merveilles.
Comme elle, en 2003 je n'ai pas pu aller à la biennale de Venise et je m'en mords les doigts, car l'expo parisienne de rattrapage de Gerda Steiner et Jörg Lenzlinger devait avoir une autre dimension dans son écrin vénitien.
L'entrée est gratuite (ce qui ne gâche rien) et l'accueil très sympa, le personnel est discret (suisse ?) et on peut déambuler à notre guise.
Dans l'entrée, des cristaux très colorés poussent, puis une armoire de fleurs artificielles nous fait front. Intrigant !
A l'étage, on pousse la porte d'un (couloir) cabanon magique peuplé d'objets aussi divers que variés. Puis on "entre" dans la grande pièce où se trouve l'oeuvre tant attendue : pénombre et musique.
D'autres visiteurs sont déjà étendus sur le lit à la forme organique, les yeux rivés au plafond, profitant d'un point de vue exceptionnel sur l'agitation des mobiles et la projection vidéo sur la verrière de spermatozoïdes cherchant l'ovule : couleurs, formes inconnues pourtant constitués d'objets connus. Des projections d'ombres, de vidéos, de reflets dans les miroirs ... la vie s'agite et nous faisons partie de cette animation.
Au travers d'un trou, on peut suivre l'activité de trois mouches (bon, là, j'ai pas trop compris) sirotant dans un nombril.
On circule et atteint une autre pièce : blanche virginale, étagère remplie, valises, projections vidéos. Dans un autre espace, une projection vidéo de spermatozoïdes.
Et dans une pièce noire, la lumière inonde une table sur laquelle trois champignons aimantés tournent sur un disque vynil. Pour repartir, il faut à nouveau passer par "l'ouverture" et le cabanon, et veiller à fermer la porte derrière nous.
De retour au rez-de-chaussée, on passe la cour intérieure et on rejoint la suite de l'expo : une salle obscure, cernée de rideaux noirs, l'espace est restreint et circulaire. On observe un cylindre contenant des paillettes qui tournent autour d'une masse compacte : encore cette course à la vie.
Et comme je ne quitte jamais une salle d'expo, un musée sans visiter les toilettes : la surprise du jour fut de tomber nez à nez avec une vieille cabine téléphonique. Le coup de vieux dans la tronche ! purée, j'ai connu les cabines téléphoniques mais en plus celle avec les pièces, qu'une fois sur deux, le nombre maximum de pièces de 1 franc était déjà dans la gueule de la machine et qu'il fallait courir après les passants pour trouver l'appoint et composer le numéro de téléphone à 8 chiffres (mais il fallait tourner pour trouver les chiffres, pas comme sur ce modèle), au pire la vitre avait été explosée pour gagner quelques pièces.
(Expo jusqu'au 12 décembre)

















tu ne nous dis pas si c'était "l'extase" au bout de la visite ?
une expo un peu particulière quand même !
et quelle galère ces téléphones qui marchaient une fois sur deux, dont il fallait désinfecter avant de s'en servir.